men di ou nwé

NOIRS : Sombre, obscur, triste, clandestin, illégal. Se dit d'un groupe humain caractérisé entre autres par une pigmentation très foncée de la peau, qui révèle de ce groupe: l'Afrique noire.

NEGRE: esclave noir. terme raciste désignant la race noir

NEGRITUDE: Ensemble des valeurs culturelles et spirituelles des Noirs

C'est au descendant d'Afrique de transmettre notre histoire car ils n'y a pas de place pour nos racines


pa di mwen ou pa afrikin anco!! gwada, madinina ou pa sav c africa alow!!!! reunion c africa mem si ou chabin.
chabin, nwé, blè, chocola c mem bitin. cé africa ki en sang a yo!!

ou égri kan moun di chivé aw gréné con kinkin!! c racinn ki la missiè.
lissé chivé, pèd en lo chivé, blanchi po aw. mé ou nwé pa changé sa, pa pèd racinn. yo travesti cô aw con blan

# Posté le dimanche 30 mars 2008 14:50

il y a qu'a se servir se disent-il

il y a qu'a se servir se disent-il
La conquête des colonies avait quasiment fait périr les populations indigènes.
Alors, pour mettre en valeur l'Amérique qu'elle avait dépeuplée, l'Europe fit appel à l'Afrique.
Un gigantesque trafic de " bois d'ébène " se mit ainsi en place, résolvant d'une part le problème du fret (pour que la navigation soit rentable, le bateau ne doit pas circuler à vide) et d'autre part celui de la main-d'œuvre des plantations.
Pendant quatre siècles, des millions d'hommes vont être déportés à fond de cale, comme de vulgaires marchandises
.

# Posté le mercredi 02 avril 2008 12:55

de la campagne au marchands

de la campagne au marchands
La campagne négrière
L'organisation d'une campagne négrière n'est pas une petite affaire. Le navire négrier parcours les mers et les océans pendant parfois deux ou trois ans sans revenir à son port. Il faut un bon navire, une équipe à toute épreuve pour le mener et de la marchandise de troc. Mais avant tout, il faut un négociant solide..............
Ce sont des bourgeois de Nantes, La Rochelle, Bordeaux, Le Havre ou Marseille dont le commerce triangulaire ne représente qu'une partie de leurs activités.
Certains sont nobles, d'autres anoblis, mais tous sont riches car la traite nécessite des investissements importants dont les premiers rapports ne seront encaissés qu'au terme de la campagne. Mais l'opération comportant un certain nombre de risques (perte de la marchandise, du navire), ces armateurs se réunissent en association "d'investissement" regroupant négociants mais aussi banquiers ou rentiers qui achètent des "actions" d'une campagne.
Un armateur reçoit alors les pleins pouvoirs de ses associés pour diriger l'opération : armer le navire, acheter la marchandise et engager l'équipage.

# Posté le mercredi 02 avril 2008 13:01

le negrier

le negrier
nombre: 787 navires à Nantes entre 1715 et 1775

jauge: 120 à 250 tonneaux entre 1715 et 1735
300 à 350 tonneaux maxi en 1735

dimension: 80 à 90 pieds de franc tillas (30 m)
Pont supérieur
65 à 75 pieds de quille (25 m)
25 pieds de large (8 m) soit un tout petit 3 mâts ou une goélette moyenne de pêche hauturière.

Aménagement intérieur : Maximum d'êtres dans un minimum de place,captifs dans deux entrepôts d'une hauteur totale de 1,72 m (Brookes), 1,40 m (la Vigilante)
Le faux pont supérieur étant une galerie circulaire occupant le pourtour de la surface du pont inférieur.
Gaillard arrière réservé à l'équipage,
Chambre des officiers au-dessus,
A la poupe chambre du capitaine,
Cloison de séparation entre le gaillard arrière et le reste du bâtiment.
Les entrepôts ne communiquent avec le pont que par panneaux solides et verrouillés.
Les principes de Sécurité ont fait reporter le logement de l'équipage à l'arrière avec les officiers contrairement à l'usage.

Armement Très fort: Un canon pour 20 T en moyenne
15 à 18 pièces (1715-1730)
8 à 12 pièces (1730)

Types: 2 ou 3 mâts - flûtes - goélettes bricks ou vaisseaux. Souvent des navires d'occasion aménagés, mais en excellent état.

Durée: Maximum 10 années (environ 6 voyages)

# Posté le mercredi 02 avril 2008 13:15

la traite en Afrique

la traite en Afrique
En approchant du rivage africain, le navire commence par tirer des coups de canon en hommage à l'autorité du chef local. Il jette l'ancre. Le lendemain, le capitaine et un ou deux de ses officiers s'embarquent sur un canot pour rendre visite au roi africain local. A son débarquement, le commandant du navire est reçu par le yavogan, ministre du commerce avec les Blancs.
Le capitaine se présente au roi, rappelle qu'il est un sujet du roi de France. Il tend à l'Africain les présents qu'il lui a apportés : eau-de-vie, manteaux galonnés d'or, tricorne à plumet, parasols aux couleurs vives à franges d'or.
Puis on débat du nombre d'esclaves, de leur prix, le marin de service remet le nombre convenu de tonneaux d'eau-de-vie, d'étoffes, de fusils, de barils de poudre, de cauris (petits coquillages qui servent de monnaie). Alors le roi donne au yavogan l'ordre d'annoncer l'ouverture de la traite. La cloche carillonne aux oreilles du peuple l'ouverture du marché aux esclaves.
Une partie de l'équipage du négrier descend à terre. Sur la plage, il construit une baraque pour y entreposer les marchandises de troc. Un comptoir est dressé à proximité, destiné à un tout autre type de marchandise : les captifs, que l'on s'apprête à mettre en vente. C'est là qu'aura lieu la transaction qui peut d'ailleurs être assez longue.
Les souverains africains utilisent habilement la concurrence entre Européens pour hausser les prix.

# Posté le mercredi 02 avril 2008 13:23